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La gare de Comines

Identification et noms
Code télégraphique:FOI
Régime(s) linguistique(s):Français, Néerlandais
Nom(FR):Comines
Nom(NL):Komen
Historique et reconversion
Mise en service:18/03/1853
Début du service voyageurs:18/03/1853
Début du service marchandises:18/03/1853
Fin du service marchandises (date inconnue):X

1853. Une ligne de Chemin de Fer entre Courtrai et Comines est mise en service. Un an plus tard, les voies sont prolongées jusqu’à Poperinge via Houthem et Ypres. La gare de Comines prendra dans les années qui suivront son envergure internationale, vers Armentières d’abord (1870), vers Comines France et Lille ensuite (1876).

La construction de la ligne de chemin de fer 69 a été lancée en 1853 par le « Chemin de Fer de Flandre Occidentale », compagnie privée à l’origine du réseau de Flandre Occidentale. La ligne 69 fut nationalisée le 1er janvier 1906. La ligne vers Armentières (67) fut, quant à elle, construite par l’État Belge.

Les gares de Wervik, Wevelgem, Poperinge, Comines ont ainsi vu le jour, d’abord, très certainement, sous la forme de bâtiments provisoires. La compagnie « Flandre occidentale » imagina, pour les gares de la région cominoise, des bâtiments des voyageurs dont la longueur variait en fonction de l’importance. Leur style s’inspirait du néo-classique. La gare de Comines a ainsi reçu 11 travées, une grande annexe à étage et la maison du chef de station. Une longue marquise en verre protégeait les voyageurs côté quai.

Les infrastructures de la gare continueront de se développer avec les années. Le premier conflit mondial a été cependant fatal à une grande partie d’entre elles. Le bâtiment principal a été détruit par les bombes. Il dut être rasé et remplacé par un bâtiment provisoire en bois, le temps de reconstruire un nouveau bâtiment juste à côté de l’ancienne bâtisse, dans les années 20. Le bâtiment comprenait les salles d’attente, les bureaux du chemin de fer, la salle de visite des douanes… Côté voies, le réseau cominois a acquis une importance considérable : la ligne 69 se déclinait en 5 voies à quai ; à quelques centaines de mètres de la gare, en direction de Wervik, s’ouvrait un faisceau marchandises de 6 longues voies dont 2 en cul-de-sac aboutissant dans la cour et aux deux magasins. De nombreuses loges techniques, le bureau du piqueur, chef des équipes de la voie, des cabines de signalisations, des caves à pétrole, complétaient l’ensemble.

La gare de Comines d’aujourd’hui est celle de ces années-là, mise en service en 1926 . Elle a été sauvée de la destruction et superbement restaurée. Au début des années 2000, elle était occupée par les services SNCB, l’harmonie locale, l’école de musique et, prochainement, par une banque alimentaire.

La chaîne de télévision locale No Télé et d’autres médias locaux ont indiqué au début octobre 2026 que l’asbl « Le Village » doit acquérir le bâtiment de la gare de Comines, qui a été mis en vente par la SNCB. L’objectif est d’en faire un « lieu inclusif permettant notamment à des adultes porteurs d’un handicap mental ou autistes de s’épanouir au contact de la population ». Le projet prévoit également l’aménagement d’un « bistrot de la gare », d’un espace polyvalent qui pourra être privatisé, de plusieurs logements inclusifs solidaires. Le bâtiment des voyageurs de jadis, qui date de 1926, va ainsi retrouver une nouvelle vie. Il est repris par l’Agence wallonne du patrimoine : son architecture extérieure sera ainsi préservée.

Aujourd’hui, la gare de Comines (Belgique) est desservie par des trains IC et P sur la ligne 69 Courtrai-Poperinge. Il est néanmoins possible d’aller de Comines belge vers la France en train, mais en faisant un détour : Comines – Courtrai vers Lille-Flandres. Il n’existe donc actuellement aucun train franchissant directement la frontière à Comines. À noter que Comines-France possède toujours une gare côté français, mais elle n’est plus reliée à la gare belge.

  • La gare de Comines se trouvait autrefois au croisement de trois axes ferroviaires importants : la ligne reliant Courtrai à Poperinge, ouverte en 1853, la liaison vers Armentières, mise en service en 1870, et celle vers Comines-France, ouverte en 1876. La liaison avec Comines-France a cessé d’être exploitée en 1960 et ses voies ont ensuite été démontées. Sur l’axe vers Armentières, le trafic des voyageurs avait déjà été supprimé en 1940 : cette ligne a joué un rôle particulièrement important pour les milliers d’ouvriers frontaliers qui se rendaient notamment dans les filatures, les entreprises agricoles et les briqueteries. On rapporte même que les horaires des trains étaient adaptés à ceux des usines de la région. Le trafic des marchandises, principalement agricole, s’est maintenu vers Armentières jusqu’en 1989. Les voies furent finalement démontées en 1992 et leur emprise accueille aujourd’hui le RAVeL.
  • À son apogée, la gare de Comines constitue un important nœud pour le transport des voyageurs et des marchandises. Le bâtiment principal abrite à la fois les services ferroviaires et ceux de la douane. Un vaste ensemble de voies à marchandises s’étend sur plusieurs centaines de mètres en direction de l’actuelle rue du Commerce. Les quais étaient répartis selon les différentes destinations. Les quais 1 et 2 sont réservés aux trains français, tandis que les quais 3 et 4 accueillent les convois en provenance ou à destination d’Ypres et de Courtrai. Le quai 5 est quant à lui réservé au « tortillard » d’Armentières. Cette intense activité ferroviaire a fait vivre tout le quartier. Dans la rue de la Gare et la rue du Chemin de Fer, presque chaque porte abrite un commerce ou une activité : épicerie, bijouterie, crémerie, salon de coiffure, tailleur, garage, cabinet d’avocat ou de médecin, marchand de charbon ou de grains, poste, bureau de tabac et bureau de change. La forge d’Augustin Bouchery assure même le ferrage des chevaux. Hôtels et cafés participent également à l’animation du quartier. On y trouvait notamment les hôtels « des Brasseurs » et « de la Gare », ainsi que de nombreux établissements tels que « Chez Mimi Braem », « À la Terrasse », « Chez Jules », « Au Bienvenu », « Au Cabaret du Chauffeur », l' »Astor » ou encore le « Saint-Antoine »...

Liens
URL Gares Belges d'Autrefois:https://www.garesbelges.be/comines.htm
URL Collection d'images du PFT-TSP:https://www.garesbelges.be/pfttsp/C/comines.html
URL Wikipedia (FR):https://fr.wikipedia.org/wiki/Gare_de_Comines_(Belgique)
URL Wikipedia (NL):https://nl.wikipedia.org/wiki/Station_Komen_(Belgi%C3%AB)
URL Spoorweggeschidenis JP Schenkel:https://spoorweggeschiedenis.quartam.on-rev.com/sthpa.lc?type=dat&id=396
Ligne 67, Ligne 69, Ligne 69A, Métadonnées pour gares

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